Les artistes

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Carte blanche Lucien Zerrad

Palais des congrès – Samedi 3 octobre

Virtuose de la guitare (et instruments connexes), Lucien Zerrad accompagne de grands noms de la chanson : la Capverdienne Mariana Ramos , la Béninoise Angélique Kidjo, les françaises Imany et Zaz.

Les univers de ces grands artistes lui assurent une ouverture d’esprit immédiatement transcrite dans son jeu de guitare, fluide mais jamais racoleur.

Compositeur, arrangeur et également guitariste et oudiste, Lucien Zerrad avec son Trio, invite pour sa carte blanche Agnès Jaoui, Amel Brahim Djelloul et Jean Fauque.

A l’occasion de cette  rencontre inattendue ces artistes offriront au public leur interprétation de la notion du Sacré , à la croisée des cultures et de leurs univers musicaux.

Jean Fauque

Palais des congrès – Samedi 3 octobre

La musique est entrée dans la vie de Jean Fauque sous forme d’un électrophone et de quelques 45 tours achetés par ses parents lorsqu’il était enfant.
Il passe alors en boucle « Le parapluie » de Georges Brassens. « Une chanson presque fondatrice pour moi » raconte celui qui fut l’ami et le coauteur d’Alain Bashung.
En 1975, son chemin croise celui d’Alain Bashung avec lequel il commence à écrire. En 1989, il participe à l’écriture de l’album « Novice » et deux ans plus tard, coécrit cinq chansons de l’album « Osez Joséphine », dont le titre éponyme, qui se vendra à 400 000 exemplaires et recevra trois
Victoires de la Musique.

La collaboration artistique entre les deux hommes se traduira par plusieurs autres albums dont « Chatterton », couronné par l’Académie Charles Cros,
et « Fantaisie Militaire » incluant les titres mythiques Ma petite entreprise et La nuit je mens.

Jean Fauque écrit parallèlement pour de nombreux interprètes, dont Johnny Hallyday, Jacques Dutronc, Patricia Kaas, Carole Laure, Isabelle Boulay, Marc Lavoine, Guesch Patti, Luz Casal,
Art Mengo, Romane Serda, Astonvilla, Dolly, Anggun, Tristan Nihouarn, Dick Rivers, Rachid Taha, Vanessa Paradis, Alizée…

Après une trop longue parenthèse, Jean Fauque livre en 2008 « 13 Aurores », un album très personnel. Entouré de six pianistes talentueux dont Baptiste Trotignon et Christian Gaubert, il évoque de sa voix de crooner le temps qui passe, la solitude…

En 2011, il collabore à la rédaction du livre-album « N’importe où, hors du monde » du groupe Weepers Circus, dans lequel il signe et interprète un texte inédit en hommage à Alain Bashung.

Plus récemment, il participe à l’album de Tristan Décamps « Le Bruit des Humains » en écrivant le texte de la chanson Le Calice.

Jean Fauque ou l’un des plus impressionnants palmarès de l’histoire de la chanson française : ses diverses collaborations ont été couronnées de 11 Victoires de la musique entre 1993 et 2009, pour 27 nominations. L’album « Fantaisie militaire » d’Alain Bashung a remporté en 2005 la Victoire du Meilleur album des 20 ans des Victoires.

Jean Fauque - 2008
jaoui

Agnès Jaoui

Palais des congrès – Samedi 3 octobre

Agnès Jaoui connaît la chanson. Ceux qui l’ignorent n’ont sans doute pas observé avec toute l’attention requise son itinéraire de comédienne,  scénariste et réalisatrice, dont pas mal de chemins plus ou moins découverts conduisaient vers des pistes musicales.

Longtemps, le chant lyrique tint pourtantla corde (vocale et sensible) chez Agnès Jaoui. Après une formation sérieuse en chant classique  Conservatoire du 7ème arrondissement, Conservatoire d’Enghien), l’écriture pour le théâtre et le cinéma, le dévorant travail d’actrice et de
metteur en scène l’ont éloignée peu à peu des grands airs du répertoire.

Mais Agnès Jaoui n’a jamais pour autant renoncé à chanter. Parmi les musiques de toutes sortes, son attirance pour les rythmes et mélodies latinos deviendra bientôt irrépressible. Un voyage à Cuba bien avant la déferlante du Buena Vista Social Club achèvera de la convaincre que ce mode de chant à la fois passionnel et euphorique, intime et flamboyant, était taillé sur mesure pour elle.

Elle commencera alors à constituer peu à peu son propre répertoire parmi les continents et océans de musiques qu’elle découvrait en chemin : Son, boléro, bossa, fado, flamenco, Cuba, Brésil, Portugal, Andalousie… Mais aussi le répertoire de la musique française, hébraïque et arabe…

Amel Brahim Djelloul

Palais des congrès – Samedi 3 octobre

Reconnue comme une personnalité musicale d’exception, appréciée pour la couleur riche et ensoleillée de son timbre, la soprano Amel Brahim-Djelloul s’illustre en France comme à l’étranger, en récital comme en production scénique. Ainsi, avec l’Atelier Lyrique de Tourcoing, elle interprète Jonathas dans David et Jonathas, et Zaïs de Rameau avec les Talens Lyriques, à Versailles, au Concertgebouw d’Amsterdam et au Teater an der Wien.

Par ailleurs, elle donne le récital Souvenirs d’Al Andalus à Orléans avec l’Ensemble Amedyez, chante à l’Opéra de Bordeaux, se produit à la toute nouvelle Philharmonie de Paris avec l’Orchestre des Concerts Pasdeloup, et au Maroc, d’une part sous la direction de Jérôme Pillement et d’autre part pour une série de concerts avec l’Orchestre Philharmonique du Maroc.

Amel Brahim-Djelloul a débuté son apprentissage musical par l’étude du violon avant de commencer le chant. Durant sa formation, elle a bénéfcié des enseignements de Abdelhamid Belferouni, Noëlle Barker, Frantz Petri, Peggy Bouveret et Malcolm Walker. Elle est diplômée du CNSMD de Paris.

Dans le cadre du Jardin des Voix de William Christie, elle se produit en 2005 sur les scènes les plus prestigieuses du monde. En 2007, elle est nommée dans la catégorie Révélation Lyrique des Victoires de la Musique.

Son parcours lui a déjà donné l’occasion d’aborder plusieurs rôles majeurs de son répertoire sur de prestigieuses scènes tels que Servilia dansL a clemenza di Tito (Opéra de Paris, Festiva l d’Aix en Provence),le rôle-titre de Véronique de Messager (Téâtre du Châtelet), Nanetta dans Falstaf(Théâtre des Champs-Elysées), Susanna dans Le Nozze di Figaro (Angers-Nantes Opéra, Opéra de Lausanne).

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Orchestre des Champs-Elysées

 Dimanche 4 octobre 2015 à 17 h – Palais des congrès

Le « classicisme viennois » représente en musique une apogée de la pensée du siècle des Lumières.
Cet âge d’or musical, de Mozart à Schubert, accompagne les bouleversements historiques majeurs qui ont marqué le tournant du XIXème siècle en Europe.
Le programme présenté, conçu autour de l’orchestre à cordes, met en exergue ce basculement.

Le concerto de Mozart N°12 incarne une quête de perfection. Il appartient pleinement au XVIIIème siècle, tant par sa forme que l’expression de sérénité qu’il dégage.
Cette pureté stylistique, magnifiée par le dialogue avec le pianoforte, instrument soliste roi par excellence, s’oppose aux deux œuvres maîtresses de Schubert et Beethoven proposées en seconde partie.

Ces pièces conçues originellement pour quatuor à cordes bousculent cet équilibre
« classique ».
C’est sans nul doute ce que décèle  le jeune compositeur et chef d’orchestre Gustav Mahler, futur maître de la grande symphonie, dans le « Quatuor serioso » de Beethoven. Il lit cette partition comme une œuvre visionnaire qui appelle par sa puissance dramatique des forces orchestrales.

La transcription pour orchestre à cordes devient à la fois un hommage et une forme de transgression de l’objet « sacré » que représente le quatuor à cordes classique.
Un regard rétrospectif qui traverse un siècle de musique. On y entend Beethoven et Schubert mais aussi Wagner, une sorte de cheminement jusqu’à Mahler lui-même.

Le chemin de Yasmine – Film documentaire 2010

En présence du réalisateur Bruno Morandi

Logis Férolle – Dimanche 4 octobre

Sher Fakir est un vieux soufi musulman pakistanais. Il y a 10 ans, après qu’il ait prié sur la tombe des grands Saints pour que sa fille qui n’avait que des garçons donne naissance à une fille, Yasmine est née. Cette année, Yasmine est assez grande pour remercier les Saints, en particulier Shah Noorani, et commencer à comprendre ce monde mystique. C’est à travers les paysages arides de la chaîne de Kirthar et des montagnes du Balouchistan que nous suivons ce couple insolite lors d’un pèlerinage initiatique qui nous permet de pénétrer un monde soufi trop méconnu.

Bruno Morandi est né en 1959 à Deauville. Il suit des études d’architecture et voyage au Népal et au Pakistan. En 1990, il devient photographe professionnel et réalise des reportages pour de nombreux mag zines comme Le Figaro Magazine, Le Monde 2, Ulysse, Géo, Grands Reportages. Il publie de très beaux livres de photos. Le Chemin de Yasmine est son premier film documentaire.

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Compostelle, le chemin de la vie – Film documentaire 2014

En présence du réalisateur Freddy Mouchard

Logis Férolle – Samedi 3 octobre

Le pèlerinage de Compostelle est une expérience qui attire de plus en plus chaque année. Le pèlerin est amené à dépasser ses limites et se confronter à lui-même et à son environnement. Les épreuves sont physiques mais surtout intérieures.

Le réalisateur a suivi pendant 3 ans le parcours de plusieurs pèlerins. Aucun de leur chemin n’est identique.

Etape après étape un nouveau rythme de vie s’installe, le chemin offre de

nouvelles perceptions. Les contacts répétés avec la nature, les éléments et les autres pèlerins replacent chaque personnalité à juste place. L’alchimie du chemin opère peu à peu.

Quand le pèlerin arrive enfin au terme de son périple, au cap Finistère, il brûle ses anciens vêtements face au soleil couchant. Le vieil homme disparaît pour faire naître l’homme nouveau.

Freddy Mouchard a réalisé de nombreux documentaires dont Notre histoire, Jeu  de mémoire, Sur le chemin, Compostelle, le chemin de la vie.
A côté de son métier de réalisateur, il exerce la fonction de directeur de création au sein de l’agence imaload. Il y réalise des films publicitaires et de commande.

Jean-François Zygel

Samedi 3 octobre 2015 à 16 h 30 – « PianoZen » – Scène Rue de la Vau Saint-Jacques

Compositeur et pianiste improvisateur, Victoire de la Musique 2006, Jean-François Zygel renouvelle le concert classique en l’ouvrant à l’improvisation, au jazz, aux musiques du monde et à la danse.

Son dernier album d’improvisation, Double Messieurs (Naïve), en duo avec le pianiste de jazz Antoine Hervé, constitue ainsi un véritable « carnet de voyage » des concerts donnés pendant la saison 2009-2010.

Il dispute de nombreuses battles avec d’autres improvisateurs comme Chilly Gonzales, Didier Lockwood, Bobby McFerrin, Bruno Fontaine, Andy Emler, Yaron Herman, Dimitri Naïditch…

Jean-François Zygel est professeur au Conservatoire de Paris, où il a fondé il y a quinze ans la classe d’improvisation au piano.
Il est nommé « artiste en résidence » à la Philharmonie Luxembourg pour la saison 2015-2016.

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Sculptures en grillage, Cédric Verdure

Du 2 au 4 octobre – Rue de la Vau Saint-Jacques

Plasticien nantais, Cédric Verdure installera ses créations dans la rue de la Vau Saint-Jacques. Avec un travail de mise en lumière, ses sculptures féériques vont métamorphoser la rue médiévale.

Cédric Verdure a réalisé de nombreuses expositions et participé à de grandes manifestations culturelles, notamment l’exposition dans la cour d’honneur du Château de Fontainebleau, Chartres en lumières, Illumination sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame au Havre, la Fête des lumières de Lyon…

« Des Etoiles et des hommes», Benoît Reeves

Film/conférence/débat
Samedi 3 octobre – Rue de la Vau Saint-Jacques

D’où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Qu’est-ce qu’on va
manger ce soir ? »
C’est par cette boutade de Woody Allen que débute le spectacle
audiovisuel. Spectacle qui se veut une histoire, et pas n’importe
laquelle : la nôtre…

« De l’astronomie à l’écologie » est un spectacle en deux partie.
Dans la première, nous découvrons comment notre existence est
le résultat d’une longue histoire, dont le premier chapitre connu
s’appelle le Big bang.

Dans la seconde, il nous montre des signaux écologiques virant au rouge. Alerte générale.

Mais « Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve » (Hölderlin).
Ce film d’Hubert Reeves, réalisé par son fils Benoît Reeves, contribuera à mieux comprendre ce qui s’est passé, et ce qui se passe en ce moment au niveau planétaire.

Mieux vaut le savoir par la voix d’Hubert Reeves, qui sait nous faire regarder la vérité en face tout en nous donnant confiance dans les immenses possibilités du cerveau humain. Ce spectacle motive profondément pour mieux préparer l’avenir.

« L’espoir, certes, demeure et chante à demi-voix », nous disait Paul Valéry.

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« Sur les chemins de Compostelle » Photographies de Yvon Boelle

Du 2 au 4 octobre – Jardin Férolle

Pour Yvon Boëlle, il y eut d’abord la terre qui l’a vu naître : la Bretagne. Puis le photographe se mit à explorer les autres pays celtiques.
Navigations vers l’Ouest, Irlande, Pays de Galles, Galice et Écosse,  pérégrinations sur le chemin de Compostelle, sa quête d’images le conduit résolument vers le couchant, le bord du monde, la fin des terres.

Photographe de nature et de patrimoine, il travaille pour plusieurs magazines et agences photographiques en France et à l’étranger.
Sa connaissance et sa passion des terres celtiques et du chemin de Saint-Jacques, Yvon Boëlle les a transcrites dans de nombreux ouvrages, « Sur les chemins de Compostelle », avec son compère Patrick Huchet.

Depuis près de 20 ans Yvon Boëlle ne poursuit qu’un but : transmettre au plus grand nombre les émotions vécues sur les chemins et faire partager son émerveillement devant la beauté du monde.

« Horizon », par Chloé Moglia

Eglise Sainte-croix – Samedi 3 octobre

Un temps et un espace de suspension qui s’inscrit dans un contexte particulier, choisi pour la tonalité dont on supposera qu’Horizon peut, en quelque sorte, se faire l’écho. Une manière d’ouvrir une nouvelle perspective dans un espace sur la base d’une réalité commune.

La situation d’être suspendue convoque une attention particulière. L’acuité se déploie à travers les sens. Le temps donne également l’impression de se suspendre tant on en vient à lâcher les impressions du passé comme les idées sur le futur pour se focaliser davantage sur l’infini déploiement du présent.
Par la suspension, j’invite à sentir les modulations de densité de l’air, et dans la traversée d’une phase d’intensité partagée, à questionner poétiquement le poids des particules.

« On pourrait le dire comme ça : il y a ceux qui travaillent par accumulation, et ceux qui travaillent par soustraction. Et puisque, sans conteste, Chloé  Moglia fait partie de cette seconde catégorie, on pourrait se pencher et approfondir. Que reste-t-il quand on a tout enlevé ?
Pour une trapéziste, la réponse se formule ainsi : un agrès, un corps, l’air et la gravité … Cela semble peu mais c’est inépuisable : l’agrès devient un véhicule à conduire et à dompter, le corps se métamorphose et joue de son poids comme de sa légèreté, agile et puissant tout ensemble, alors que l’air se module sans cesse d’infinies variations au gré de l’agitation des particules…

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PP - Forêt - Crédit Sandy Beaujouan

CRÉATION POÉTIQUE par Vanessa JOUSSEAUME

Du 2 au 4 octobre – Jardin Férolle

« Ici et là, de petits personnages parcourent la roseraie, et portent leur regard miniature sur ce jardin à l’échelle de l’homme. Ils ne voient pas seulement les roses mais aussi toutes les autres plantes, celles qu’on ne sait pas voir, celles qu’on arrache, les sauvages, les insoumises, les mauvaises, les vertueuses aussi.

Un murmure accompagne la déambulation, dont le passant saisit au passage quelques notes, quelques mots, à propos les plantes, leurs usages, leurs vertus. Paroles de plantes, de dieux, sorciers ou lutins, qui sait…

Une création poétique de Vanessa Jousseaume, scénographe, avec la complicité artistique de Pascale Rambeau, plasticienne, et de la Cie Le Lieu Dit. «